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© CR17SEXY ®
Lundi, au stade madrilène Santiago Bernabeu, 80000 spectateurs ont assisté à la présentation de Ronaldo. Plus fort que Maradona. Le Real, avec lui, rêve de renouer avec sa légende
Quelque 80 000 spectateurs assistant à un match de foot, c'est monnaie courante aujourd'hui. Mais 80 000 spectateurs accourus juste pour voir un nouveau joueur venu se présenter, c'est du jamais-vu.
Frôlant la ferveur religieuse, l'image remonte à lundi dernier. On y voit Cristiano Ronaldo, le joueur le plus cher de l'histoire du football, seul sur une estrade, avec devant lui toutes les Coupes témoignant du passé si prestigieux du Real Madrid.
Autour, les tribunes du stade Santiago Bernabeu sont pleines à craquer. «Cristiano, bienvenue dans ta nouvelle maison», lui lance le président Florentino Perez, qui a promis aux aficionados, à coups de transferts mirobolants, de redonner son lustre d'antan au club.
«En jouant au Real, je réalise mon rêve d'enfant», lui répond Ronaldo, qui exécute, pour tout spectacle, quelques jonglages devant 600 journalistes, dont 22 radios et 16 chaînes de télé.
«Symbole de victoires futures»
Quelques jours plus tôt, Kaka, autre recrue star du Real, avait été accueilli par 50 000 fans. Jusqu'alors, le record d'affluence pour une présentation était détenu par Maradona: 60 000 spectateurs l'avaient ovationné au stade San Paolo de Naples en 1984.
Ronaldo l'a pulvérisé. «C'est une forme d'autocélébration de toute la communauté madrilène, une victoire symbolique, explique Fabien Ohl, professeur des sciences du sport à l'Université de Lausanne.
Dans le monde du foot, la valeur marchande sert d'étalon, et c'est Madrid qui a pu s'offrir le joueur dont tous les autres clubs rêvaient. On touche au sacré. Ronaldo symbolise la promesse de victoires futures.»
Après une trop longue frustration, cette incroyable ferveur témoigne chez les fans d'un espoir renaissant. Aux yeux du public de Santiago Bernabeu, seules les stars et les plus grandes victoires sont dignes du Real.
Le club reste bien sûr le plus titré du monde avec neuf victoires en Ligue des champions, mais la dernière remonte à 2002, à l'époque des «galactiques» Zidane, Figo, Ronaldo. Depuis, le Real n'en finit plus de courir derrière son passé.
Plus cruel encore: c'est le Barça, l'éternel rival, qui a tout raflé cette saison (championnat, Coupe du Roi, Ligue des champions), infligeant même au Real un 6-2 historique lors du Classico à San Bernabeu.
Victor Santos (21 ans), de Carouge (GE), est l'un de ces milliers d'aficionados du Real qui a suivi la présentation de Ronaldo en direct à la télévision. «J'en ai eu des frissons», déclare-t-il. Venant de La Corogne, il a toujours été fan du Real.
«En Espagne, en plus du club de sa ville, chacun soutient soit le Real soit le Barça. Le Real, pour moi, a été un héritage: mon père était déjà fan.» A ses yeux, le seul retentissement qu'ont eu les transferts de Kaka et de Ronaldo constitue déjà une revanche sur le Barça.
«Bien sûr, ils ont tout gagné, mais de qui parle-t-on aujourd'hui? Du Real, partout.» Il se réjouit déjà de la nouvelle saison. «On peut ne pas aimer Ronaldo et son côté arrogant, mais, sur le terrain, il va faire mal.
Il y aura de nouveau, grâce à Kaka et Ronaldo, des gestes merveilleux, du spectacle à Bernabeu, ce qui manquait tellement.»
Du spectacle en plus des résultats
De leur équipe, les esthètes que sont les aficionados du Real attendent du spectacle en plus des résultats. Les mouchoirs blancs, expression du mécontentement, avaient souvent été agités à Bernabeu lors des saisons 2007 et 2008, couronnées pourtant des titres de champion d'Espagne.
«On est exigeant, c'est la tradition, assure David Cunado, présentateur de la TSR, fan du Real. Mes meilleurs souvenirs remontent au Real des années 1980, avec Santillana, Juanito et Schuster, et à Zidane bien sûr.» Avec Kaka et Ronaldo, il rêve de retrouver un Real de légende. «Mes amis sont outrés par les folies de Florentino Perez, mais cet argent, c'est surtout du bonheur et du rêve, et les gens en ont besoin.»
Le Real Madrid doit effectuer dans les prochaines jours un stage d'une semaine en Irlande et à cette occasion les autorités locales ont décidé d'accorder à Cristiano Ronaldo une protection aussi élevée que celle qui avait été accordée au Pape Jean Paul II lors de sa visite en Irlande il y a trente ans.
La politique de transferts du Real Madrid en agace plus d'un... Même le Vatican a un avis sur la question. Gaetano Vallini se dit inquiet dans un éditorial publié par le journal pontifical Osservatore Romano.
Les dépenses du Real Madrid lors du mercato d'été n'ont pas fini de faire parler... Luis Figo, Youri Djorkaeff, Arsène Wenger, Pelé: ils ont été nombreux à critiquer la politique du président Florentino Perez, ces dernières semaines.
La polémique vient même de gagner le Vatican. Dans le dernier numéro de L'Osservatore Romano, le secrétaire de rédaction du journal pontifical lui-même s'est fendu d'un éditorial pour le moins alarmiste sur le sujet: "Se il calcio diventa un circolo esclusivo".
Gaetano Vallini écrit que les transferts extravagants de Kaka (pour 65 millions d'euros), Cristiano Ronaldo (pour 94 millions d'euros), et Karim Benzema (pour 35 millions d'euros) pourraient mener les autres clubs européens à la faillite, ou pire, au crime organisé.
"Une telle spirale sur le marché des transferts en période de crise économique mondiale, risque d'amener les autres clubs à creuser de grands trous dans leurs budgets, avec au bout du compte la faillite, ou la reprise par des groupes très peu recommandables,
sinon carrément mafieux, qui profiteraient de la situation pour pénétrer le monde du football", affirme Gaetano Vallini. Ce dernier cite même un rapport de l'OCDE pour étayer son argumentation. Sa conclusion est limpide: pour construire la meilleure équipe de football qui soit, acheter tous les meilleurs joueurs du monde ne suffira pas.
Les exemples ne manquent pas. Les "petits poucets" ont souvent montré plus de courage et de qualités que les grandes équipes de stars. Florentino Perez est prévenu.
Le Real Madrid a commencé à rentabiliser le transfert astronomique de Cristiano Ronaldo, dont le maillot s'est vendu à la cadence de 15 exemplaires à la minute à la boutique du club lundi soir, après sa présentation au stade Santiago-Bernabeu devant 75 000 spectateurs.
En deux heures, la boutique du Real du stade a vendu 2000 maillots flanqués du N0 9 de l'attaquant vedette portugais à 85 euros pièce, soit plus de 15 par minute pour une recette globale de 170 000 euros, ont rapporté mercredi les journaux sportifs espagnols.
Dans la cohue, 300 maillots de Cristiano Ronaldo, achetés à plus de 93 millions d'euros à Manchester United, ont été volés. La «Cristianomania » a continué mardi : les maillots «taille adulte» étaient épuisés. Cristiano Ronaldo
a fait beaucoup mieux que le meneur de jeu brésilien Kaka, acheté 65 millions d'euros à l'AC Milan, dont le maillot s'était pourtant vendu à 600 exemplaires en deux heures, soit cinq à la minute, lors de sa présentation officielle le 30 juin.
Le joueur le plus cher du monde (93M euros)continue d'enflamer les passions. Il a rejoint le Real Madrid pour sa première séance d'entrainement. Près de 100 journalistes ont suivi cette première séance, dirigée par le Chilien Manuel Pellegrini, après un mois de coupure, a indiqué le Real sur son site internet.
Le joueur portugais avait déjà été accueilli par 80.000 fans sur la pelouse du stade Santiago Bernabeu il y quelques jours.
Le transfert de Cristiano Ronaldo au Real Madrid est déjà un vrai succès marketing avec la vente de ses maillots.
« Si la direction du Real se refuse pour l'instant à donner des chiffres, il semblerait bien que près de 5000 maillots se soient vendus en à peine une heure. A 85 euros pièce, le transfert de Cristiano Ronaldo a donc déjà rapporté au Real Madrid plusieurs dizaines de milliers d'euros en quelques heures. » déclare la radio RMC.
Et pour la première fois dans l'histoire du football, le jeune footballeur, aura droit aux services de gardes du corps payés par son club 24h sur 24h. Ainsi même a proximité de sa demeure durant la nuit, Ronaldo sera complétement protégés des déchirements médiatiques et des fans.
Karim, que retenez-vous de votre premier entraînement avec le Real Madrid ?
Ça s'est super bien passé. Ce n'est pas l'OL, mais le Real Madrid ! Il y a eu beaucoup d'émotions car c'est un très, très grand club. Sinon, c'était une reprise habituelle. Dès qu'on entre sur le terrain, on oublie la pression. J'ai joué au football avec beaucoup de plaisir et beaucoup de joie.
Quels changements avez-vous observé par rapport à Lyon ?
C'est vrai qu'il y avait des stars mais il y avait aussi des grands joueurs à Lyon. Non, ce qui m'a vraiment marqué, c'est qu'il y avait peu d'exercices physiques. On a pu toucher le ballon.
Et vos impressions lors de votre présentation ?
J'ai été marqué par « l'envahissement » des gens. A Madrid, lorsqu'ils voient un joueur, ça n'a rien à voir avec la France. On peut voir l'amour qu'ils portent pour le Real Madrid. Pour moi, il y a eu beaucoup d'émotions. Santiago-Bernabeu est un stade que j'adore.
Il y avait beaucoup de monde. Ça m'a fait chaud au c½ur. Je n'ai pas ressenti de pression particulière. C'est un rêve qui se réalise. Il y avait toute ma famille et mes amis qui me regardaient. Il y avait beaucoup de joie.
Savez-vous à quel poste vous allez jouer ?
Non, je n'en ai pas encore discuté avec l'entraîneur Manuel Pellegrini. Mais je suis venu ici pour jouer avant-centre. J'en avais parlé avec le président Florentino Perez.
En Espagne, la presse affirme que vous êtes la meilleure recrue compte tenu du montant de votre transfert (35 millions d'euros,)
Moi je ne regarde pas les prix. Je suis content d'avoir signé au Real. J'espère faire quelque chose ici.
Il y a quelques mois, vous nous aviez confié vouloir jouer un jour avec Cristiano Ronaldo. Depuis aujourd'hui, c'est une réalité...
C'est une star ! Le courant est tout de suite passé. On s'entend bien. On va apprendre à se connaître en dehors du foot, car sur le terrain c'est facile. C'est un très bon mec. Nous sommes actuellement dans le même hôtel. Ce qui nous rapproche, c'est l'amour du foot. Il adore le football et moi aussi.
Maintenant que vous êtes Madrilène, avez-vous appelé Franck Ribéry pour qu'il vous rejoigne ?
Non, je n'ai pas encore eu Franck au téléphone. J'ai eu Eric Abidal. Il m'a félicité.
Que pensez-vous du mercato de l'Olympique Lyonnais ?
Je n'ai pas eu trop le temps de le suivre parce que j'étais occupé par la présentation. J'en sais un peu plus aujourd'hui car j'ai eu quelques joueurs au téléphone. Lisandro Lopez, c'est bien, c'est un bon attaquant. Et puis j'espère qu'André-Pierre Gignac viendra lui aussi à l'OL. C'est bon joueur qui fera du bien à l'OL.
Vous qui avez toujours vécu à Lyon, votre vie va complètement changer...
Oui, ça fait un gros changement. Mais je vais m'adapter très vite. J'ai mes proches tous les jours au téléphone. Ils ont toujours un ½il sur moi. Je suis aussi venu à Madrid pour grandir.
La ville ? Ici, il fait chaud, c'est magnifique. Le stade est l'un des plus grands du monde. Ce n'est que du bonheur !
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